Sécheresse
Auteur :
Ballard, James Graham Au-delà des monticules de sel, s'étendait le terrain découvert qui avait été jadis le haut banc côtier. Les anciennes dunes gisaient ensevelies sous le sel rejeté du rivage, lors des tempêtes, et les amoncellements de sable et de poussière qui retombaient des collines. Le sol sableux grisâtre, dans lequel de rares touffes d'herbe avaient encore prise, était jonché de morceaux à demi enterrés de charpentes en fer et de diverses pièces de métal.
Quelque part, sous les pieds de Ransom, se trouvaient les épaves de milliers de voitures et de camions.
Des capots et des pare-brise étaient plantés dans le sable, et pendant quelques rnitres des fragments de clôture de fil de fer barbelé sortaient du sol. Çà et là, la charpente du toit d'une des villas du bord de mer abritait les ruines d'un ancien foyer.
Né à Shanghai en 1930, J. G. Ballard devait faire ses débuts littéraires en 1956 au sein du magazine britannique New Worlds. Sa définition du rôle de la science-fiction moderne (l'exploration de l'espace intérieur) est considérée comme un véritable manifeste par les ennemis des « petits hommes verts ». En digne fils de H. G. Wells, Ballard s'imposa d'abord par des romans « cataclysmiques », de ton lyrique et poétique, dont les personnages, au crépuscule des âges, se retrouvent sur la grève de leur subconscient : « Le Monde englouti », « La Forêt de cristal », « Le Vent de nulle part », « Sécheresse »
Dans le même courant, hanté par les univers surréalistes de Tanguy et de Dali, Ballard écrivait le cycle de « Vermilion Sands », station balnéaire de l'Ailleurs, « banlieue exotique de son subconscient ». Plus récemment, « Crash ! » et « I.G.H. », en marge de la science-fiction, sont les constats d'une tentative de déchiffrement nouveau de notre réalité.
Dans « Sécheresse », bien au-delà du point de non-retour, notre planète meurt sous les feux du soleil, quelques années après un conflit atomique. Le désert a remplacé la forêt. Fleuves et rivières se changent en canyons arides.
Sur les ruines de la société technologique rôdent les premiers représentants d'une race nouvelle, cruelle, adaptée à cette Terre transformée. C'est l'heure de la survie coûte que coûte.
Un nouveau visage de l'histoire, toute Histoire oubliée, sous le signe de l'Eau

Numéro d'inventaire : 24351
Éditeur : Casterman
Collection : Le Livre de Poche
Numéro(s) du livre : 7005
ISBN : 2-253-01586-5
Année d'impression : 1975
Poids : 160 gr
Prix : 6,00 $
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